Moteur Dayton. 28February08
La semaine dernière, j’ai repéré dans les poubelles un vieux moteur électrique, tristement abandonné. Trop lourd pour être transporté à la main, je suis donc monté à l’université avec mon diable. Malheureusement, après avoir chargé l’objet sur le plateau du diable, j’ai constaté que je n’arrivais pas à soulever l’ensemble! Impossible donc d’escalader les quelques marches de l’autobus, si bien que j’ai fait le chemin à pied… Après deux heures, je suis finalement arrivé à la maison et ai déchargé la bête avec soulagement.

L’étude de l’engin a commencé par un passage sur la balance: 85kg avec le chariot, soit plus de 70 kg pour le moteur seul! Voilà ce qui explique mes quelques difficultés de levage! Coté technique, la plaque annonce qu’il s’agit du modèle 6K179, moteur à induction, monophasé et fonctionnant à 230v et 7,5 Hp soit 5600 Watts (glups!). Les branchements des 4 fils sont expliqués clairement; il est également indiqué que le moteur peut tourner sans interruption.
Le démontage a alors commencé: j’ai d’abord retiré le couvercle de protection du ventilateur, j’ai ensuite retiré ce dernier de l’axe principal. Malheureusement, il a semble-t-il été monté en force si bien que ma technique de démontage n’a pas permis de le sauvegarder (tout ça pour dire que j’ai explosé le ventilo).
Les deux boites grises contiennent respectivement les condensateurs et les câbles de connexion:


Ensuite, je suis passé à l’assaut du cœur de la bête: le coffrage du moteur est composé d’un cylindre d’acier épais dans lequel sont enfoncés à la barbare deux “bouchons” en aluminium maintenus serrés par quatre tiges filetées. Après avoir dévissé les 4 écrous des tiges filetées j’ai fait sauter le bouchon en retournant le moteur pour que l’arbre tape le sol et appuie sur le palier du bouchon supérieur. Pour les lecteurs soucieux de l’intégrité de mon parquet, j’ajouterai que sous le chiffon que l’on voit sur cette photo, j’avais placé une plaque d’acier histoire de ne pas retrouver mon moteur chez le voisin du dessous après le choc. Les fondations de l’immeuble ont dû trembler mais la structure semble encore tenir debout
C’est ainsi que j’ai pu extraire le rotor assez facilement. Il pèse tout de même 12kg et est équipé de deux beaux roulements à billes. Malgré le grand âge du moteur, ces deux roulements semblent en bon état: aucun jeu, aucun bruit! Après un rapide nettoyage au pétrole lampant, j’ai tenté de les sortir de l’axe mais sans succès. Antoine m’a dit qu’ils ont probablement été montés à chaud j’ai donc essayé de les chauffer pour les débloquer mais malheureusement, il est bien difficile de refroidir l’axe tout en chauffant le roulement… En tout cas ça fait un presse papier (pour ne pas dire une presse à papier) très sympa sur mon bureau!

Le bobinage a lui aussi été installé en force: il m’a été impossible de le déplacer d’un pouce.
Bien entendu, j’ai tenté de brancher ce moteur. N’ayant pas d’alimentation assez puissante pour l’alimenter, la période de test a toutefois été réduite à 2 secondes, durée nécessaire au fusible du compteur pour sauter. Mais il tourne!
J’ignore encore ce que je vais en faire: il est trop puissant pour être utilisé dans des applications normales! Je vais peut être le débiter, conserver les pièces intéressantes et revendre le cuivre (j’estime la masse des bobinages à environ 25kg).






























