Moteur Dayton.

La semaine dernière, j’ai repéré dans les poubelles un vieux moteur électrique, tristement abandonné. Trop lourd pour être transporté à la main, je suis donc monté à l’université avec mon diable. Malheureusement, après avoir chargé l’objet sur le plateau du diable, j’ai constaté que je n’arrivais pas à soulever l’ensemble! Impossible donc d’escalader les quelques marches de l’autobus, si bien que j’ai fait le chemin à pied… Après deux heures, je suis finalement arrivé à la maison et ai déchargé la bête avec soulagement.

fichetechnique
L’étude de l’engin a commencé par un passage sur la balance: 85kg avec le chariot, soit plus de 70 kg pour le moteur seul! Voilà ce qui explique mes quelques difficultés de levage! Coté technique, la plaque annonce qu’il s’agit du modèle 6K179, moteur à induction, monophasé et fonctionnant à 230v et 7,5 Hp soit 5600 Watts (glups!). Les branchements des 4 fils sont expliqués clairement; il est également indiqué que le moteur peut tourner sans interruption.

Le démontage a alors commencé: j’ai d’abord retiré le couvercle de protection du ventilateur, j’ai ensuite retiré ce dernier de l’axe principal. Malheureusement, il a semble-t-il été monté en force si bien que ma technique de démontage n’a pas permis de le sauvegarder (tout ça pour dire que j’ai explosé le ventilo).

ventiloventiloventilo

Les deux boites grises contiennent respectivement les condensateurs et les câbles de connexion:cablescables
cables

cables

Ensuite, je suis passé à l’assaut du cœur de la bête: le coffrage du moteur est composé d’un cylindre d’acier épais dans lequel sont enfoncés à la barbare deux “bouchons” en aluminium maintenus serrés par quatre tiges filetées. Après avoir dévissé les 4 écrous des tiges filetées j’ai fait sauter le bouchon en retournant le moteur pour que l’arbre tape le sol et appuie sur le palier du bouchon supérieur. Pour les lecteurs soucieux de l’intégrité de mon parquet, j’ajouterai que sous le chiffon que l’on voit sur cette photo, j’avais placé une plaque d’acier histoire de ne pas retrouver mon moteur chez le voisin du dessous après le choc. Les fondations de l’immeuble ont dû trembler mais la structure semble encore tenir debout :-D

C’est ainsi que j’ai pu extraire le rotor assez facilement. Il pèse tout de même 12kg et est équipé de deux beaux roulements à billes. Malgré le grand âge du moteur, ces deux roulements semblent en bon état: aucun jeu, aucun bruit! Après un rapide nettoyage au pétrole lampant, j’ai tenté de les sortir de l’axe mais sans succès. Antoine m’a dit qu’ils ont probablement été montés à chaud j’ai donc essayé de les chauffer pour les débloquer mais malheureusement, il est bien difficile de refroidir l’axe tout en chauffant le roulement… En tout cas ça fait un presse papier (pour ne pas dire une presse à papier) très sympa sur mon bureau!

rotorrotorrotor

bobinage
Le bobinage a lui aussi été installé en force: il m’a été impossible de le déplacer d’un pouce.

Bien entendu, j’ai tenté de brancher ce moteur. N’ayant pas d’alimentation assez puissante pour l’alimenter, la période de test a toutefois été réduite à 2 secondes, durée nécessaire au fusible du compteur pour sauter. Mais il tourne!

J’ignore encore ce que je vais en faire: il est trop puissant pour être utilisé dans des applications normales! Je vais peut être le débiter, conserver les pièces intéressantes et revendre le cuivre (j’estime la masse des bobinages à environ 25kg).

Tuning de diable.

J’ai récemment fait l’achat d’un diable pour transporter les lourdes pièces que je suis souvent amené à déplacer. Par souci d’économie, j’ai choisi un modèle très bon marché.
catalogue
Cet engin est sympathique, mais il a toutefois quelques défauts!
La patte de droite qui soutient l’essieu n’a pas été soudée correctement, elle penche vers l’intérieur, si bien qu’à grande charge, si le terrain penche un peu, le pneu droit vient frotter contre cette patte.
J’ai constaté ce défaut lorsque j’ai ramené mon gros moteur (voir sujet suivant). Après 12km de route, le pneu droit était tout rapé (à gauche sur la première photo ci-dessous).
Ensuite, les moyeux dans lesquels vient se loger l’essieu sont trop larges par rapport à celui-ci.
Il y a donc un jeu important, et lorsque le diable n’est pas chargé, ces pièces s’entrechoquent bruyamment.
Enfin, l’essieu est trop fin par rapport aux roulements des roues: cela accentue encore le jeu.

roue rapeejeuxaxes

Cette après midi, j’ai donc pris le temps de corriger ces défauts.
J’ai d’abord remplacé l’essieu par une barre d’acier (récupérée dans une imprimante) un peu plus longue et plus épaisse. J’ai ainsi annulé le jeu entre l’essieu et les roues. Ce nouvel axe est visible sur la troisième image ci-dessus. Au premier plan, l’ancien axe avec une des deux “cotter pin” et à l’arrière, le nouvel axe. J’ai pratiqué un trou de 3mm à chaque extrémité de celui-ci pour enfiler les fameuses épingles.

Ensuite, j’ai inséré dans les deux moyeux un tube de pvc afin de combler l’écart essieu-moyeux. Ce tube a aussi pour rôle d’empêcher les roues de trop s’approcher des pattes et de venir s’y frotter.

pvc1pvc2pvc3

Pour l’instant que j’ai rien de lourd à transporter sur longue distance mais à ma prochaine sortie je tâcherai de faire un compte rendu de ces modifs.

Globeliner et convoi citerne: début des travaux.

Après de longs mois d’inactivité camionesque, je me suis finalement octroyé quelques euros et surtout un peu de temps pour la réalisation d’un projet auquel je réfléchis depuis longtemps.

L’idée est de reproduire un ensemble dédié au transport de carburant de ce style:

Donc un porteur américain cabover au châssis suffisamment long pour charger une citerne, suivi d’une dolly et d’une citerne classique. Il me semble avoir déjà croisé une ou deux photos d’un modèle rc de ce genre sur le net mais je ne parviens plus à me souvenir d’où!

Les bases ne posent pas de problème: c’est évidemment un Globe Liner et une citerne Tamiya que je vais profaner.

Je songeais d’abord raccourcir la cabine du Globe par quelques coups de scie, mais ma main tremblante a renoncé (du moins provisoirement) à cette éventration. Par ailleurs, des clichés comme celui-ci me réconfortent: apparemment des porteurs citerne avec sleeper existent.

Il n’est par contre pas question de monter sur le porteur une citerne entière, le porteur serait bien trop long et impossible à manœuvrer! Il faut donc découper la citerne Tamiya!

Modifications de la citerne Tamiya

Le cylindre est en acier inoxydable de quelques dixièmes recouvert intérieurement et extérieurement de chrome. Après réflexion sur les différents outils de coupe dont je dispose (couteau à beurre, canif suisse et sécateur à géraniums) j’ai décidé -pour une fois- de ne pas bâcler les choses. Je suis donc allé aux labos de métallurgie de l’université pour réaliser une découpe par électro érosion. La machine est très sympa et très efficace: le travail a été réalisé rapidement et impeccablement.

Pour les curieux de la technique, le procédé est en fait très simple: un fil conducteur chargé à haute tension est approché de la pièce à découper. Un arc électrique se crée entre le fil et la pièce et attaque le métal. Le gros avantage est que ça découpe sans appuyer: il n’y a pas de contact direct entre le fil et la pièce comme dans une scie à ruban. Ainsi, pas de risques de déformer le cylindre.

Voici le cylindre après découpe: impeccable! La passerelle supérieure, en aluminium elle, est très facilement découpable à la main.

Près avoir attaqué le cylindre, j’ai recyclé le train en une petite dolly. Ici, rien de bien exotique: châssis alu ordinaire et timon en laiton. Les bavettes sont taillées dans un tapis de souris. Ces dernières sont “pincées” en position par deux morceaux de reliures en plastique (les espèces de U flexibles servant à pincer des petits tas de feuilles pour les relier).

Petit trait distinctif: j’ai déplacé les ressorts avant pour ne pas que ceux-ci se trouvent près de l’articulation du timon. Je les ai donc déportés vers le milieu du châssis.

Si cette dolly est fonctionnelle et pratique, il lui manque encore pas mal de finitions pour devenir plus jolie! À suivre donc…

Modifications du châssis

C’est ici qu’on commence à rigoler…
Après avoir scié le châssis, je constate que la boîte de vitesse dans sa position originale est trop basse et gène le second pont. De plus je désire conserver l’ensemble de la boîte dans la cabine du Globe.
Je décide donc de la décaller vers l’avant et de la surélever de 22mm environ grâce à un U en alu et un silentblock.

Je peux maintenant rallonger le châssis et rajouter le pont supplémentaire (volé à mon Aeromax en attendant de recevoir la livraison de Dom :wink: ). Cette étape ne pose pas de problème particulier…

Ensuite il a fallu adapter la transmission et la tringlerie.
-Transmission: la boîte est non seulement plus loin mais également plus haut, ce qui demande un angle plus important pour l’arbre de transmission après deux ou trois essais infructueux je parviens à ce montage:

J’ai utilisé deux arbres qui traînaient dans ma boîte à outils, deux cardans et un axe en inox de 5mm (récupéré dans une imprimante). Le support est en PVC de 2mm est en plexiglas. La plaque de plexi est coincée entre les deux longerons. Attention elle n’est pas à l’horizontale: je lui ai imposé une légère pente grâce aux vis du châssis. Cela permet de limiter les angles entre les arbres et éviter les déboîtements lors du passage sur des bosses. Le véritable test sur route aura lieu cette après midi, on verra bien si ça fonctionne…

-Tringlerie: bon là il a fallu plus de deux trois essais pour que roues et boîte de vitesse fonctionnent sans se gêner et sans gêner les suspensions
Pour la direction j’ai ajouté une “plaque tournante”, sous la boîte de vitesse pour relayer le signal de direction avec la bonne amplitude.

Pour la boîte, j’ai remplacé la petite rotule par une vis: vu l’endroit inaccessible où elle se trouve je ne suis pas parvenu à faire de photos correctes.
Encore une fois, cette nouvelle tringlerie sera mise à l’épreuve cette aprem.

Pour la couleur je ne suis pas du tout du tout décidé. J’adore le jaune et le Globe est magnifique dans cette couleur, mais il en existe déjà plusieurs dans cette couleur.
Je songe à dévier un peu et choisir de l’orange, plus original.
Afin de voir ce que ça donne, je me suis permis de modifier les magnifiques photos du non moins magnifique camion de Jojolasticot.

Mais bon cette étape c’est pour dans looongtemps
Et pour se donner un courage, un petit empilement des différentes pièces!