Enfin des nouvelles!

Suite à une très longue absence due à un surplus de travail et d’activités extra universitaires, je n’ai pas pu mettre à jour ces pages depuis quelques mois. Ce message rédigé à l’aube de la rentrée scolaire 2009 a pour but de faire un résumé très général et condensé des modestes avancées des derniers mois.

Distillation, janvier février 2009
Le design de la colonne a été légèrement modifié depuis janvier. Elle est maintenant totalement opérationnelle et relativement facile à utiliser. Je ne manquerai pas de la prendre en photos lors de sa prochaine utilisation.

Une torpille en laiton, février 2009
Les poubelles de l’université sont définitivement un endroit plein de surprises. J’ai déniché en océanographie une espèce de torpille de 30kg en laiton massif! Il s’agirait apparemment d’un courantomètre (préhistorique). Alors que les appareils modernes fonctionnent par effet Doppler, celui là est simplement équipé d’une petite hélice qui fait tourner un aimant. Ce champ magnétique tournant peut ensuite être perçu par un dispositif électrique placé dans la cavité étanche de l’appareil. Évidemment je ne compte pas sonder les profondeurs de la Meuse: si j’ai ramassé cet engin c’est simplement pour son esthétique. Une fois débarrassé de sa peinture jaune et poncé je crois qu’il pourrait être fort joli. Les photos sont visibles ici:

Une presse et un broyeur de pommes, mars 2009
Mes quelques expériences de fermentation de bière m’ont conduit à lire de nombreux documents concernant la fermentation d ‘autres jus. Notamment la fabrication de cidre. Je projette donc vaguement de construire un broyeur de pommes et une presse pour extraire le jus de la bouille de pommes. Affaire à suivre…

L’outil ne fait pas le bricoleur…mais l’aide considérablement, juillet 2009
Je viens d’acquérir une mini scie circulaire stationnaire Proxxon FET. J’ai choisi ce modèle miniature pour des raisons d’espace et surtout de bruit, les modèles de grande taille étant particulièrement bruyants. Je suis enchanté par ce petit engin qui se révèle très puissant et précis. Pour l’instant il semble convenir parfaitement aux applications qui m’intéressent. L’engin est visible en vidéo sur Youtube. Je lui ai également dédié une galerie Picasa:

Coup de pédale, août 2009
Mon vieux VTT (12 ans!) peut enfin se reposer: je roule désormais sur un Anayet 2009 de chez Orbea. Il est équipé très sobrement d’un mini porte bagages Tubus Fly et de gardes boues routiers Topeak Defender. Très confortable et relativement rapide, il me convient très bien en guise de “commuter bike”. Sa fiabilité reste toutefois à être examinée, les intempéries de cet hiver constitueront sûrement un bon test.

Nouvel appareil photo, septembre 2009
Mon pauvre petit Ixus 500 a connu une fin tragique en juillet dernier. Chocs et sable ont eu raison de sa mécanique. Après une carrière de 5000 photos, je lui ai donc offert une retraite bien méritée.
Son remplaçant est un Canon également mais plus de la famille Ixus: il s’agit cette fois d’un Powershot G10. Mes prochains articles seront d’ailleurs illustré par ses clichés.

Déménagement, septembre 2009
Je devrais bientôt m’installer dans un studio équipé d’un petit atelier! Après les quelques travaux de rénovation qui débutent dans deux jours, j’espère donc me ménager un beau petit espace de travail. Qui en principe devrait me permettre de bricoler dans de meilleures conditions.

Nespresso Essenza de Krups: démontage.

imageHeureux propriétaire depuis 2005 d’une machine Nespresso Essenza (Krups XN2005) ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai osé me lancer dans le démontage de l’engin. En effet, j’ai pu remarquer dès le déballage il y a 3 ans que la bête était entièrement assemblée par des espèces de rivets bizarres, apparemment inattaquables sans tout démolir… C’est avec satisfaction que j’ai découvert aujourd’hui que ces éléments étranges n’étaient pas des rivets mais bien des vis, mais à la tête très curieuse: sans empreinte concave, elles sont juste constituées d’une espèce de petit chapeau haut de forme apparemment cylindrique. Or c’est là qu’est l’astuce! Cette tête n’est pas circulaire mais ovale, ce qui permet d’y appliquer un couple.

Pour faire tourner ces vis, inutile de les torturer avec une grosse pince, celles qui sont au fond du carter en ABS sont de toute façon inaccessibles! Plusieurs solutions s’offrent donc au bricoleur:
-acheter le tournevis adéquat, avec cette empreinte bizarre, une quarantaine d’euros sur le net -> cher et inutile
-fabriquer soi même ce tournevis en perçant un trou de 3,5mm dans une vis de 6mm en acier puis en écrasant ce trou au marteau pour lui donner une forme ovale 1 -> astucieux mais difficile à réaliser sans des machines outils précises. J’ai fait plusieurs essais sans succès: soit l’ovale est trop écrasé, soit pas assez…

Un peu déconfit, j’étais prêt à renoncer quand je suis tombé sur un tube d’aluminium (diamètre interne 4mm, externe 6mm) acheté il y a quelques mois dans un Leroy Merlin quelconque. Il m’a suffit de mordre doucement le bout de ce tube avec un pince ordinaire pour lui donner la forme ovale idéale qui m’a permis de déloger les 8 vis de la machine du bout des doigts, sans effort et sans casse! Il me semble donc que c’est de loin l’outil idéal tant d’un point de vue pratique qu’économique!

Une fois ces vis retirées, la coque se démonte très facilement et sans risques de casse. Les trois photos suivantes présentent la bête déshabillée. Le cliché central permet de comprendre aisément le fonctionnement de la machine. L’eau froide est ponctionnée à droite, sous le réservoir. Elle traverse la pompe verte, ressort par le tube fin bleu transparent et va dans le thermobloc. Elle en ressort par un autre tube fin, mais entouré d’une gaine de silicone, qui monte verticalement vers la presse à capsules (première photo). On remarque que la pompe est montée sur de gros silentblocs. Elle est fabriquée par Invensys ; il s’agit manifestement d’une pompe à solénoide, modèle 0018526 CL7 10702, qui consomme 70W.
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Je précise ici que ce n’est pas une panne qui m’a poussé à démonter cette Nespresso! Si je me suis intéressé à cette machine c’est uniquement parce que le fabricant a voulu en protéger le contenu par une visserie exotique. Si Nestlé avait utilisé des vis ordinaires je n’y aurais probablement jamais touché… Quoiqu’il en soit, je n’ai relevé aucun signe d’usure ou de casse. Les seuls stigmates de l’utilisation intensive de la machine sont les traces de calcaire: posée à côté de l’évier, la petite Krups a souvent les pattes dans l’eau. Un peu d’acide acétique a rapidement eu raison de ces croutes calcaires.

imageJ’ai finalement démonté le nez de la machine qui se déclipse très facilement via deux pattes (une de chaque côté) visibles au centre de la photo ci-contre. image
Contrairement au reste de la machine, cette zone (la seule en contact avec le café) est assez crasseuse: les vapeurs grasses déposent un résidu brun, gluant et malodorant sur toute la surface intérieure du nez. Il faut être honnête, vu sous cet angle, mon matériel est nettement moins sexy que celui de George Clooney! Mais pas de panique: un peu d’eau chaude, une brosse à dent usagée et l’engin retrouve un excellent aspect!

Je n’ai pas touché à la presse à cartouches et aux buses car l’ensemble est assemblé par des vis torx de plusieurs tailles et j’ai eu la flemme de partir à la chasse aux tournevis adéquats.

Après avoir tout bien nettoyé et réassemblé, j’ai terminé cette séance de démontage en remplaçant les 8 vis ovales par des cousines cruciformes, what else?

LaCie Brick 500Go: démontage et ablation.

Voilà deux ans que je possède ce disque dur et qu’à chaque allumage, je maudis les concepteurs tant son bruit est important. Soyons objectif: il est plus bruyant que les trois portables de la maison côte à côte! Aujourd’hui, décidé à en finir, j’ai ouvert le ventre de la bête pour débusquer l’origine de ces bruits. Seul ennui, la fameuse coque en brique légo, vaguement esthétique certes, mais peu propice à un démontage sauvage.

J’ai d’abord pensé que des vis étaient peut-être cachées sous les patins en caoutchouc: erreur! Le boîtier en plastique est tout simplement clipsé sur le socle métallique. Il faut donc s’armer de cartes en plastique et détacher la chose très précautionneusement. Après 5 minutes de tâtonnements j’ai tout de même pu éventrer la bête sans rien casser.

Une fois ce couvercle écarté, c’est un jeu d’enfant: 4 vis tiennent le disque en place. On peut les attaquer sans risque car une bavette en plastique protège les circuits du DD d’éventuels dérapages du tournevis. On débranche alors l’alimentation, la nappe IDE et la diode témoin et le tour est joué: on se retrouve avec le disque en main. Il s’agit d’un Hitachi Deskstar (#HDS725050KLAT80). Reste à trouver l’origine du mal.

Suspect numéro 1, le disque lui même: je le branche donc à un bridge (photo 2) et l’allume. vibration tranquille, sifflement calme, grattements habituels à l’écriture mais rien de dérangeant: ce n’est donc pas le disque qui est en cause!

Le coupable est donc le ventilateur (photo 3). L’appareil en lui même est parfaitement silencieux, mais une fois disposé dans cette coque, un malheur aérodynamique a lieu et le bruit survient!

J’ai pu constater que le le DD seul, sans coque ne chauffe pas. Dans le boitier LaCie sans ventilo il devient très chaud en 30 minutes environ.

Il faudrait donc que je fabrique un boitier capable de dissiper la chaleur du disque (en cuivre par exemple) ou que j’en achète un. Mais je doute que les boitiers ordinaires disposent de caractéristiques thermiques exceptionnelles. Une autre solution serait de monter un potentiomètre sur le ventilo pour réduire la vitesse et essayer de trouver un compromis entre refroidissement et vacarme, mais c’est une solution un peu boiteuse.

Pour l’instant j’ai enlevé le ventilo et ai laissé le boîtier ouvert…

Moteur Dayton.

La semaine dernière, j’ai repéré dans les poubelles un vieux moteur électrique, tristement abandonné. Trop lourd pour être transporté à la main, je suis donc monté à l’université avec mon diable. Malheureusement, après avoir chargé l’objet sur le plateau du diable, j’ai constaté que je n’arrivais pas à soulever l’ensemble! Impossible donc d’escalader les quelques marches de l’autobus, si bien que j’ai fait le chemin à pied… Après deux heures, je suis finalement arrivé à la maison et ai déchargé la bête avec soulagement.

fichetechnique
L’étude de l’engin a commencé par un passage sur la balance: 85kg avec le chariot, soit plus de 70 kg pour le moteur seul! Voilà ce qui explique mes quelques difficultés de levage! Coté technique, la plaque annonce qu’il s’agit du modèle 6K179, moteur à induction, monophasé et fonctionnant à 230v et 7,5 Hp soit 5600 Watts (glups!). Les branchements des 4 fils sont expliqués clairement; il est également indiqué que le moteur peut tourner sans interruption.

Le démontage a alors commencé: j’ai d’abord retiré le couvercle de protection du ventilateur, j’ai ensuite retiré ce dernier de l’axe principal. Malheureusement, il a semble-t-il été monté en force si bien que ma technique de démontage n’a pas permis de le sauvegarder (tout ça pour dire que j’ai explosé le ventilo).

ventiloventiloventilo

Les deux boites grises contiennent respectivement les condensateurs et les câbles de connexion:cablescables
cables

cables

Ensuite, je suis passé à l’assaut du cœur de la bête: le coffrage du moteur est composé d’un cylindre d’acier épais dans lequel sont enfoncés à la barbare deux “bouchons” en aluminium maintenus serrés par quatre tiges filetées. Après avoir dévissé les 4 écrous des tiges filetées j’ai fait sauter le bouchon en retournant le moteur pour que l’arbre tape le sol et appuie sur le palier du bouchon supérieur. Pour les lecteurs soucieux de l’intégrité de mon parquet, j’ajouterai que sous le chiffon que l’on voit sur cette photo, j’avais placé une plaque d’acier histoire de ne pas retrouver mon moteur chez le voisin du dessous après le choc. Les fondations de l’immeuble ont dû trembler mais la structure semble encore tenir debout :-D

C’est ainsi que j’ai pu extraire le rotor assez facilement. Il pèse tout de même 12kg et est équipé de deux beaux roulements à billes. Malgré le grand âge du moteur, ces deux roulements semblent en bon état: aucun jeu, aucun bruit! Après un rapide nettoyage au pétrole lampant, j’ai tenté de les sortir de l’axe mais sans succès. Antoine m’a dit qu’ils ont probablement été montés à chaud j’ai donc essayé de les chauffer pour les débloquer mais malheureusement, il est bien difficile de refroidir l’axe tout en chauffant le roulement… En tout cas ça fait un presse papier (pour ne pas dire une presse à papier) très sympa sur mon bureau!

rotorrotorrotor

bobinage
Le bobinage a lui aussi été installé en force: il m’a été impossible de le déplacer d’un pouce.

Bien entendu, j’ai tenté de brancher ce moteur. N’ayant pas d’alimentation assez puissante pour l’alimenter, la période de test a toutefois été réduite à 2 secondes, durée nécessaire au fusible du compteur pour sauter. Mais il tourne!

J’ignore encore ce que je vais en faire: il est trop puissant pour être utilisé dans des applications normales! Je vais peut être le débiter, conserver les pièces intéressantes et revendre le cuivre (j’estime la masse des bobinages à environ 25kg).