Globeliner et convoi citerne: début des travaux.

Après de longs mois d’inactivité camionesque, je me suis finalement octroyé quelques euros et surtout un peu de temps pour la réalisation d’un projet auquel je réfléchis depuis longtemps.

L’idée est de reproduire un ensemble dédié au transport de carburant de ce style:

Donc un porteur américain cabover au châssis suffisamment long pour charger une citerne, suivi d’une dolly et d’une citerne classique. Il me semble avoir déjà croisé une ou deux photos d’un modèle rc de ce genre sur le net mais je ne parviens plus à me souvenir d’où!

Les bases ne posent pas de problème: c’est évidemment un Globe Liner et une citerne Tamiya que je vais profaner.

Je songeais d’abord raccourcir la cabine du Globe par quelques coups de scie, mais ma main tremblante a renoncé (du moins provisoirement) à cette éventration. Par ailleurs, des clichés comme celui-ci me réconfortent: apparemment des porteurs citerne avec sleeper existent.

Il n’est par contre pas question de monter sur le porteur une citerne entière, le porteur serait bien trop long et impossible à manœuvrer! Il faut donc découper la citerne Tamiya!

Modifications de la citerne Tamiya

Le cylindre est en acier inoxydable de quelques dixièmes recouvert intérieurement et extérieurement de chrome. Après réflexion sur les différents outils de coupe dont je dispose (couteau à beurre, canif suisse et sécateur à géraniums) j’ai décidé -pour une fois- de ne pas bâcler les choses. Je suis donc allé aux labos de métallurgie de l’université pour réaliser une découpe par électro érosion. La machine est très sympa et très efficace: le travail a été réalisé rapidement et impeccablement.

Pour les curieux de la technique, le procédé est en fait très simple: un fil conducteur chargé à haute tension est approché de la pièce à découper. Un arc électrique se crée entre le fil et la pièce et attaque le métal. Le gros avantage est que ça découpe sans appuyer: il n’y a pas de contact direct entre le fil et la pièce comme dans une scie à ruban. Ainsi, pas de risques de déformer le cylindre.

Voici le cylindre après découpe: impeccable! La passerelle supérieure, en aluminium elle, est très facilement découpable à la main.

Près avoir attaqué le cylindre, j’ai recyclé le train en une petite dolly. Ici, rien de bien exotique: châssis alu ordinaire et timon en laiton. Les bavettes sont taillées dans un tapis de souris. Ces dernières sont “pincées” en position par deux morceaux de reliures en plastique (les espèces de U flexibles servant à pincer des petits tas de feuilles pour les relier).

Petit trait distinctif: j’ai déplacé les ressorts avant pour ne pas que ceux-ci se trouvent près de l’articulation du timon. Je les ai donc déportés vers le milieu du châssis.

Si cette dolly est fonctionnelle et pratique, il lui manque encore pas mal de finitions pour devenir plus jolie! À suivre donc…

Modifications du châssis

C’est ici qu’on commence à rigoler…
Après avoir scié le châssis, je constate que la boîte de vitesse dans sa position originale est trop basse et gène le second pont. De plus je désire conserver l’ensemble de la boîte dans la cabine du Globe.
Je décide donc de la décaller vers l’avant et de la surélever de 22mm environ grâce à un U en alu et un silentblock.

Je peux maintenant rallonger le châssis et rajouter le pont supplémentaire (volé à mon Aeromax en attendant de recevoir la livraison de Dom :wink: ). Cette étape ne pose pas de problème particulier…

Ensuite il a fallu adapter la transmission et la tringlerie.
-Transmission: la boîte est non seulement plus loin mais également plus haut, ce qui demande un angle plus important pour l’arbre de transmission après deux ou trois essais infructueux je parviens à ce montage:

J’ai utilisé deux arbres qui traînaient dans ma boîte à outils, deux cardans et un axe en inox de 5mm (récupéré dans une imprimante). Le support est en PVC de 2mm est en plexiglas. La plaque de plexi est coincée entre les deux longerons. Attention elle n’est pas à l’horizontale: je lui ai imposé une légère pente grâce aux vis du châssis. Cela permet de limiter les angles entre les arbres et éviter les déboîtements lors du passage sur des bosses. Le véritable test sur route aura lieu cette après midi, on verra bien si ça fonctionne…

-Tringlerie: bon là il a fallu plus de deux trois essais pour que roues et boîte de vitesse fonctionnent sans se gêner et sans gêner les suspensions
Pour la direction j’ai ajouté une “plaque tournante”, sous la boîte de vitesse pour relayer le signal de direction avec la bonne amplitude.

Pour la boîte, j’ai remplacé la petite rotule par une vis: vu l’endroit inaccessible où elle se trouve je ne suis pas parvenu à faire de photos correctes.
Encore une fois, cette nouvelle tringlerie sera mise à l’épreuve cette aprem.

Pour la couleur je ne suis pas du tout du tout décidé. J’adore le jaune et le Globe est magnifique dans cette couleur, mais il en existe déjà plusieurs dans cette couleur.
Je songe à dévier un peu et choisir de l’orange, plus original.
Afin de voir ce que ça donne, je me suis permis de modifier les magnifiques photos du non moins magnifique camion de Jojolasticot.

Mais bon cette étape c’est pour dans looongtemps
Et pour se donner un courage, un petit empilement des différentes pièces!

Un cochet de remorque en laiton

Les trois plaques sont limées à la main, pour l’assemblage je les ai vissées sur une vis M3 et espacées d’écrous M4 pour conserver un bon alignement.
La tige est faite d’une barre de 4mm “tournée” à la foreuse pour être réduite à 3mm (diam des trous) et coiffée d’une mini-tige de 2mm.


Je suis plus ou moins satisfait du résultat mais j’ignore si en pratique on utilise ce type de crochet à l’arrière: ne les met-on pas seulement à l’avant des tracteurs?

Grue à portique: structure en PVC.

Profitant de mes quelques jours de vacances, je tente actuellement de mener à bien la construction d’une grue à portique.
Ce genre d’engin a l’avantage d’être entre la grue classique et le bâtiment statique: il permet donc d’éviter les problèmes de stabilité liés à toutes les machines de levage.

Les matériaux? Du PVC!
J’ai fait quelques essais avec du laiton soudé mais l’engin étant assez massif, j’ai rapidement compris que ce serait très lourd et difficile à stabiliser. Ensuite j’ai testé le plastique: ça a tout de suite été la grand amour: c’est assez robuste en traction, torsion et compression, mais ça reste tendre et facile à travailler avec des outils “de bureau” (voire à la canine quand les ciseaux sont cassés)

J’ai donc acheté les profilés nécessaires (là aussi mon portefeuille a été heureux du choix pvc) un tube de colle et en avant…
Voilà deux jours que je scie colle et perce:

(la bouteille n’a bien entendu aucun rôle structurel, elle n’est là que pour donner une référence de taille)

Sur ces images, la poutre est simplement posée sur ses deux piliers. Je suis actuellement en train de réfléchir à un système de fixation amovible pour permettre le transport de l’engin.
J’hésite aussi sur la finition du dessus de la poutre: soit je mets un plancher fait de mini lamelles de bois, mais ça m’oblige à construire ensuite une balustrade et une échelle d’accès… Soit je fixe directement un petit toit sur le dessus de la poutre…

Grâce aux poulies de récup, le chariot glisse très bien sur son rail.
Par contre j’ai un problème au niveau des poulies du chariot (celles qui dirigent le câble vers le bas): avec des poulies classiques (à gorge fine) le câble a tendance à sauter hors de la gorge dès que la tension dans le système retombe (quand le crochet touche le sol par exemple). Il me faudrait donc les poulies ‘en sablier’ (je compte sur les experts pour m’indiquer le vocabulaire précis).

N’ayant pas ça sous la main j’ai tenté d’en fabriquer: je bloque un bout de tube en alu dans ma foreuse immobilisée. Ensuite je fais tourner et je me déchaîne à coups de lime.
Et une fois installé ça donne ça:

Aussi incroyable que ça puisse paraître, ça marche! le câble glisse bien et reste parfaitement centré. Par contre il me semble que ce tube en alu n’est pas parfaitement symétrique: le trou central n’est pas bien centré c’est bizarre… Bref, quand la charge est importante, ça induit résistance et vibrations dans le chariot. :?

Bien entendu la partie la plus difficile reste à faire: la motorisation!
J’ai fait quelques calculs de réduction mais afin de tester, j’ai commandé un mini moteur Robbe équipé d’un réducteur qui permet de choisir 8 rapports différents. j’espère ainsi déterminer plus précisément la rotation adéquate.

Enfin quand la motorisation du chariot sera terminée, il faudra s’intéresser au déplacement en profondeur: il faudra acheter une plaque assez rigide, y fixer deux rails et y peindre la signalisation nécessaire au parking des camions en chargement.

Ball bearing pulleys and brass trolley

Yesterday, when searching the labs garbage at the university, I found a couple of ball bearing pulleys.

For testing purpose, I quickly built some kind of crane hook…which will be quite useless to me as I do not plan on building one.

I’m rather satisfied as the bearings roll very smoothly and seem sturdy. The result is not very elegant, moreover it was my first brass brazing, but still I’m happy about the result.

I did a few tests using my desk lamp as a crane and built a small brass trolley, similar to those used in tower or overhead cranes.

Ford Aeromax Tamiya: new paint

I’ve been unsatisfied by my own paint for a long time as it wasn’t even and had many imperfections. After long hesitations I finally decided to dissolve it using nitromethane model fuel. It was a long and delicate job but this solvent worked fine as it didn’t harm the truck’s body and didn’t require me to do any sanding. The last fuel and paint residues were washed off with degreasing soap and hot water.

The new paint was made at the Honda Garage in Liège, it’s “Civic” dark red water paint, it’s though and doesn’t harm the truck’s plastic body.
I haven’t had any problem with this paint yet so this kind of painting seems to be the best solution, if realized at a reasonable price.